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dimanche 10 mai 2015

Le Sgen-CFDT de l'étranger rencontre la direction de l'AEFE - 6 mai 2015



Une délégation du Sgen-CFDT de l’étranger composée d’Alain Schneider secrétaire général, Anne Marincic, Claudine Pierre et Ludovic Chevutschi secrétaires nationaux a rencontré la directrice de l’AEFE – Hélène Farnaud-Defromont accompagnée des principaux membres de la direction, M. Olivier Boasson directeur-adjoint, M. Michel Chanoux secrétaire général et M. Karim Samjee directeur des ressources humaines, au siège de l’AEFE le 6 mai 2015 (11h-13h).

Voici les quelques points majeurs abordés parmi ceux qui nous concernent particulièrement au Lycée Lyautey et au Maroc :

1-      Nous avons interrogé la directrice sur ce que l’Agence compte faire face à la perte de pouvoir d’achat (ISVL – avantage familial) un peu partout dans le réseau, ce qui suscite un très fort mécontentement.

samedi 2 mai 2015

Pour ceux qui ne l'auraient pas compris

Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, mon billet précédent Halte à la mauvaise foi ! Halte aux mensonges ! Halte à la désinformation ! n'était qu'une très petite tentative (eu égard à sa portée somme toute très modeste), de riposte face à la déferlante médiatique que Philippe Watrelot explique avec brio dans son dernier Bloc-Notes. Il n'avait pas l'outrecuidance de chercher à faire barrage à l'opinion dominante qui se déploie avec une vigueur étonnante dans tous les médias comme le montre l'extrait ci-dessous.

mercredi 29 avril 2015

Halte à la mauvaise foi ! Halte aux mensonges ! Halte à la désinformation !

Si toutes les informations avec leurs commentaires, lues et entendues quotidiennement, sont aussi fausses, partiales, de mauvaise foi que ce qui est produit au sujet de la réforme du collège et des nouveaux programmes, ce serait à désespérer de ce qui est censé caractériser nos sociétés démocratiques où le niveau d'éducation moyen s'est considérablement élevé : la richesse et la qualité de l’information et des débats qu'elle engendre.

Quelle est la légitimité des Régis Debray, Bruno Lemaire, Luc Ferry, Pascal Bruckner, Ali Baddou ... chaines de télé, "intellectuels" patentés du Figaro, éditorialistes de tous poils pour démolir la réforme du collège et les nouveaux programmes ?


Comment peuvent-ils affirmer que les programmes sont indigents, que l'on oublierait l’enseignement du "roman national" (qui n'a jamais été à l'ordre du jour au collège - voir http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/280415/roman-national-or-not-lerreur-historique-de-bruno-le-maire), que l'on sacrifierait notre belle histoire de France et du christianisme à la repentance en étudiant "un monde dominé par l'Europe (empires coloniaux, échanges commerciaux, traites négrières)" et l’Islam (qui est dans les programmes depuis très très longtemps) ?

Pour qui se prennent-ils tous ceux qui prétendent parler sur l'école, sur les programmes, sur l’enseignement de l'histoire ? Sont-ils si prolixes et si impudents lorsqu'ils parlent du travail des médecins, des ingénieurs, des architectes ? Se permettent-ils de dire la médecine qu'on devrait pratiquer, la manière de construire ou d'aménager ? Pourquoi se prétendent-ils alors compétents pour parler de l'école ?

Comment accepter l’œuvre obstinée de désinformation qu'ils conduisent et qui font les délices de bien des médias ?

Halte à la mauvaise foi ! Halte aux mensonges ! Halte à la désinformation !

Et si cette belle unanimité nous amenait, nous profs, et syndicalistes, à regarder avec d'autres yeux ce projet ! Là je dirais bravo à ces bavards de l'espace médiatique ! Poursuivez votre œuvre de démolition !

lundi 20 avril 2015

Pour une attitude constructive face à la réforme du collège


Pour une attitude constructive face à la réforme du collège et 
pourquoi évidemment nous n'appelons pas à la grève le 19 mai !

Le Sgen-CFDT, comme la CFDT a approuvé au CSE la réforme du collège proposée par le gouvernement.
Les raisons en sont simples même si ce n'est en aucun cas la réforme du Sgen. (voir le dossier complet).

Plutôt que de se satisfaire de la dénoncer, en en pointant tous les risques, quitte à les inventer ou les grossir, la posture actuelle du Sgen est constructive : demander avec force une formation sur site donc un accompagnement ; et explicative : sur la base des situations locales, donner aux collègues des exemples d'organisation pour utiliser par exemple les marges prof et les aider à s'approprier la réforme ...

dimanche 19 avril 2015

Réformer ?


 Voici l'Edito du Flash du Sgen-CFDT de l'étranger


Est-il une seule réforme dans l’Éducation nationale qui n’ait pas rencontré l’opposition des syndicats conservateurs ? Après le communiqué intersyndical du 3 avril demandant le rejet de la réforme du collège, où une fois n’est pas coutume, la FSU était associée au Snalc, cette intersyndicale hétéroclite appelle à la grève le 19 mai.

lundi 13 avril 2015

Une certaine conception de la liberté d'expression syndicale




Le communiqué ci-dessous, 
un témoignage instructif sur la conception de la liberté d'expression syndicale de nos partenaires syndicaux où les organisations syndicales qui expliquent pourquoi elles n'appellent pas au mouvement de grève sont accusées de "casser" la grève et de manquer de "respect" à l'égard des personnels en grève....


communiqué affiché sur le panneau syndical de la salle des professeurs du lycée Lyautey
et visible sur ce site qui n'offre aucune possibilité d'exercer son droit de réponse

                                   




jeudi 9 avril 2015

A propos de la réforme du collège : bis repetita ...

En ces temps de discussions sur la réforme du collège, pour une mise en perspective historique des débats d'aujourd'hui, je propose la nouvelle version (communiquée aux collègues du lycée Lyautey) du compte rendu de l'ouvrage de l'historien, Antoine Prost : Du changement dans l'école - Les grandes réformes dans l’éducation de 1936 à nos jours, Seuil, 2013. 385 pages.


​...
L’Historien Antoine Prost montre que la plupart des réformes ambitieuses et systémiques de l’École, n’ont pas été menées à leur terme : dans le meilleur des cas, il en sort une nouvelle mesure, dans le pire, c’est le retour au statu quo ante. Son étude se termine avec la réforme Fillon en 2005.
​

1-      En 1936, ...

 Jean Zay, ministre de l’éducation sous le Front Populaire allonge la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans et souhaite réaliser l’école unique, c'est-à-dire fondre deux systèmes qui fonctionnent en parallèle (primaire puis primaire supérieur d’un côté et de l’autre, classes élémentaires et premier cycle des lycées) en un seul ensemble défini par un tronc commun, puis une année d’orientation avant d’opter pour une des trois voies, classique, moderne et technique. Cependant, le syndicat national des instituteurs (SNI) craint l’affaiblissement du système primaire (École normale, EPS) alors que les agrégés (le CAPES n'existe pas alors) et le syndicat national des lycées et collèges défendent l’enseignement secondaire et ses méthodes.

lundi 6 avril 2015

A propos de l'appel à la grève du 9 avril ...


A propos de l'appel à la grève du 9 avril ...

Chaque mouvement social implique un double coût pour les personnels que nous défendons. Le premier est le coût en pouvoir d'achat lié à la perte de la journée de salaire. le second est le coût politique lié à la perte de crédibilité si le mouvement échoue à mobiliser. Pour se lancer dans l'action, il faut donc que ces coûts soient contrebalancés par de bonnes chances de réussite.

vendredi 3 avril 2015

La réforme du collège : les bégaiements de l'histoire


Il me semble opportun de remettre en ligne ce compte rendu du 16 décembre 2013, de l'ouvrage d'Antoine Prost "Du changement dans l'école - réformes de l'éducation de 1936 à nos jours".

Pour en faciliter la lecture, je surligne en rouge quelques points.
Pourquoi donc l’histoire bégaye t-elle tant quand il s'agit de réformer l’École ?



 

Dans cette histoire des « grandes réformes dans l’éducation depuis 1936 », l’historien Antoine Prost a à l’esprit - on ne peut guère en douter - la Refondation de Vincent Peillon, enclenchée à l’été 2012 et ses différentes péripéties. S’il se veut résolument optimiste, lui qui reconnait que les enseignants, souvent poussés par la nécessité, sont nombreux à chercher à enseigner autrement, le bilan qui ressort n’invite pas à un regard serein sur le système Éducation nationale, à moins de se dire que les changements se feront à petites touches à partir de la base… Peut-être les futurs enseignants formés dans les nouveaux ESPE seront-ils les nouveaux hussards ?

Antoine Prost montre que certes d’importants changements ont modifié  le système éducatif, certains se faisant sans bruit, comme la mixité, d’autres pas à pas, poussés par une société en mouvement, mais qu’ils ne concernent que la structure et jamais la façon d’enseigner. La plupart des réformes ambitieuses et systémiques n’ont pas été menées à leur terme : dans le meilleur des cas, il en sort une nouvelle mesure, dans le pire, c’est le retour au statu quo ante.

jeudi 2 avril 2015

ISVL au 1er avril au Maroc

JORF n°0078 du 2 avril 2015 page 6018
texte n° 3

ARRETE
Arrêté du 30 mars 2015 fixant par pays et par groupe le montant de l'indemnité spécifique liée aux conditions de vie locale servie aux personnels résidents des établissements d'enseignement français à l'étranger


http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030426530&fastPos=1&fastReqId=1986897549&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

La nouvelle ISVL est sortie :

MAROC (Agadir)
5 867

5 771

5 188

4 623

4 327

3 797

3 572

3 251

MAROC (Fès, Meknès)

5 875

5 778

5 196

4 632

4 333

3 801

3 578

3 257

MAROC (Marrakech, Mohammedia, Casablanca)

5 896

5 800

5 214

4 646

4 349

3 816

3 590

3 267

MAROC (Rabat, Kenitra, Tanger)

5 942

5 846

5 255

4 683

4 385

3 848

3 621

3 296

à comparer avec les montants du 1er janvier 2015



ISVL G1

ISVL G2

ISVL G3

ISVL G4

ISVL G5

ISVL G6

ISVL G7

ISVL G8
MAROC (Agadir)

5 849

5 754

5 172

4 609

4 314

3 786

3 561

3 241

MAROC (Fès, Meknès)

5 857

5 761

5 180

4 618

4 320

3 790

3 567

3 247

MAROC (Marrakech, Mohammedia, Casablanca)

5 878

5 783

5 198

4 632

4 336

3 805

3 579

3 257

MAROC (Rabat, Kenitra, Tanger)

5 924

5 829

5 239

4 669

4 372

3 836

3 610

3 286

L'augmentation est de : 0,3%

 

Décidément, où sont les engagements de l'AEFE ?

A l'issue des travaux de refonte de l'ISVL, des promesses avaient été faites : il avait été ainsi prévu que l'ISVL au Maroc augmente annuellement dans une fourchette de 0,3 % à 4,8 %.
Or, on se rend compte que depuis le premier barème issu de la refonte (juillet 2013) jusqu'à celui d'avril 2015, le niveau de l'ISVL a baissé ; et que malgré la légère hausse pour compenser le taux de change de 0,3% entre le 1er janvier et le 1er avril 2015, le montant de l'ISVL est encore inférieur à celui de juillet 2013 et ne permet en aucun cas une réelle compensation de la variation du taux de change.