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jeudi 24 novembre 2016

CCPL 24 novembre 2016

  • La CCPL devant établir les barèmes pour le recrutement des résidents s'est réunie aujourd'hui 24 novembre :
Le Sgen a d'abord rappelé qu'il demande la régularisation des filières professionnelles au Maroc.
  • Globalement les barèmes déjà en vigueur sont maintenus.
  • Les représentants des personnels ont plaidé pour permettre aux collègues titulaires n’ayant que des temps partiels dans les établissements de l'AEFE - ce qui ne leur permet pas d'être considérés comme TNR - d'avoir davantage de points ; cette demande va dans le sens des recommandations de l'agence de privilégier le vivier local. Le Scac a refusé pour ne pas déséquilibrer l’ensemble de la grille de barèmes.
  • En revanche, il a été acté un point important pour les lauréats de concours : en plus de bénéficier toujours des 450 points pour rentrer dans leur établissement au Maroc à l'issue de leur stage, ils peuvent bénéficier aussi des 450 points les deux années suivantes, avec la contrepartie de faire la demande chaque année de manière consécutive. De plus, c'est rétroactif : ceux qui sont actuellement en France car n’ayant pas obtenu leur détachement bénéficient de ce dispositif.
  • La plupart des représentants des personnels ont également demandé que les titulaires détachés dans les homologués et à l'OSUI puissent bénéficier de points d’ancienneté : le Scac a refusé car ce serait vu comme un signal négatif vis à vis des établissements en question, et injuste vis à vis des autres candidats.
  • Le Sgen a demandé si le Scac donnait un guide d’installation sur les conditions de travail et de séjour au Maroc comme le recommande l'AEFE : il n'existe pas, mais après discussion il est acté qu'il y aura une réunion le mercredi après midi après la rentrée dans chaque établissement de pôle pour donner ces informations. 

mercredi 23 novembre 2016

Communiqué : à propos du collège Claude Monet de Mohammedia…



A propos du collège Claude Monet de Mohammedia…


Après le CHSCT du 12/10/2016, la représentante syndicale du Sgen-CFDT s’est vue dans la nécessité de répondre à des propos polémiques d’un partenaire syndical sur son site. Par souci de faire entendre la voix d'une bonne partie des enseignants, la représentante a du intervenir en réponse à ces propos qui occultaient la souffrance d’une majorité des personnels de l’établissement. Les tensions indéniables au sein de l'établissement ont abouti à la conduite d’un audit réalisé par Madame DRIANCOURT, IA-IPR EVS à l’AEFE et Monsieur HOUDU, Conseiller Culturel Adjoint au cours du mois d’octobre.
Le bilan en a été dressé le jeudi 17 novembre, en voici les grandes lignes : 
  • Après une série d’entretiens individuels, il en est ressorti que des tensions palpables au sein-même des personnels nuisent au bien-être d’une majorité de l’équipe éducative sur son lieu de travail.
  •  Tous deux ont souligné le fait qu’une majorité des membres du personnel se sont exprimés sur l’écoute bienveillante de leur chef d’établissement.              
  •  Au niveau des recrutements, il a été rappelé que seule l’AEFE disposait d’un pouvoir décisionnaire et que, quel que soit leur statut, les enseignants qui postulent sont traités avec équité, les syndicats n’ayant qu’un droit de regard sur ces décisions.
  • Enfin, il a été rappelé à plusieurs reprises que l’ancienneté et le statut n’octroient ni supériorité, ni privilèges.

Au terme de la réunion, les personnels présents ont manifesté, en accord avec les propositions de M. Houdu et Mme Driancourt, leur souhait d’œuvrer ensemble pour retrouver un climat de travail serein et de mettre fin à toutes polémiques qui entravent le bon fonctionnement de l’établissement.


samedi 19 novembre 2016

Second degré : Vous demandez votre mutation ...



 Enseignants du second degré en poste à l’étranger, vous souhaitez une mutation, vous souhaitez réintégrer…


Attention, les conséquences de votre demande de mutation sont différentes selon que vous êtes en cours de détachement ou en demande de renouvellement ou de nouveau détachement !
Les notes de service concernant la mobilité des personnels du second degré à la rentrée 2017 sont parues au BO spécial n°6 du 10 novembre 2016.

  •          Vous voulez retourner dans votre académie d’origine : c’est une demande de réintégration inconditionnelle

Vous devez adresser le formulaire de demande de réintégration à votre chef d’établissement avant le 19 décembre 2016 afin que celui-ci puisse déclarer le poste vacant.
Il sera mis fin à votre détachement.
Si vous voulez un autre détachement, c’est votre académie qui donnera son avis.

Conseil : Pour bénéficier de toutes les bonifications auxquelles vous avez droit et bien figurer sur les listes du rectorat pour le mouvement intra académique, il vaut mieux participer au mouvement inter académique.
Vous précisez « vœu unique » en donnant votre  académie d’origine.
  •          Vous ne voulez pas retourner dans votre académie d’origine : c’est une demande de réintégration conditionnelle

Alors vous ne devez pas formuler de vœu pour votre académie d’origine.
Si aucun des vœux formulés n’est obtenu, vous restez sur votre poste.
Lors de la saisie des vœux en ligne, vous demanderez une ou plusieurs académies, hors académie d’origine. Dans le formulaire de confirmation de participation au mouvement inter académique, vous aurez à cocher la case réintégration conditionnelle.
Attention ! En cas d’obtention de l’un des vœux, la réintégration devient inconditionnelle.
Remarque : Vous bénéficierez d’une bonification de 20 points par an à partir de la deuxième demande pour vœu préférentiel : vœu concernant la même académie demandée chaque année en vœu 1. Cette bonification, plafonnée à 100 points, est incompatible avec les bonifications liées à la situation familiale.)
Quelle stratégie ?
Faites vraiment vos vœux par ordre de préférence pour éviter que l’administration procède à une extension de vœux au cas où aucune académie demandée ne serait obtenue.

ATTENTION
1-      Si vous êtes en cours de détachement et que vous avez un de vos vœux, il sera mis fin à votre détachement. Vous devez alors faire sans délai votre demande de réintégration en remettant à votre chef d’établissement le formulaire de demande de réintégration si vous êtes à l’AEFE ou, dans tous les autres cas, directement auprès des services centraux du ministère, bureau DGRH B2-4. Toute demande de nouveau détachement sera soumise à l’avis du rectorat de l’académie obtenue.
2-      Si vous êtes en fin de détachement, en cas d’obtention de l’un de vos vœux, toute demande de renouvellement de détachement ou de nouveau détachement, à condition qu’elle soit formulée avant le 31 mars 2017, sera prioritaire sur la mutation obtenue et celle-ci sera annulée. Si la demande est reçue après le 31 mars 2017, l’annulation ne sera pas automatique et l’avis du recteur de l’académie d’accueil sera sollicité.

  •          Vous souhaitez vraiment réintégrer mais plutôt dans une autre académie que dans votre académie d’origine

C’est la même démarche, mais il est recommandé de placer l’académie d’origine en dernier vœu pour que votre demande ne soit pas traitée en extension de vœux au cas où aucune autre académie demandée ne serait obtenue.
  •          Vous n’avez pas d’académie d’origine

Si vous n’avez pas d’académie d’origine, il est recommandé de demander plusieurs académies afin d’augmenter vos chances d’obtenir satisfaction. Si aucun vœu n’est satisfait, l’administration traite votre demande en extension de vœux à partir du premier vœu formulé.

  •          Vous demandez un poste spécifique 

La liste des postes spécifiques vacants (postes en CPGE, en sections internationales, en BTS nationaux et de chefs de travaux, etc.) est accessible via I-prof à partir du 17 novembre 2016. La procédure est la même que pour le mouvement inter académique.
Vous devrez au préalable mettre à jour votre CV dans I-prof et rédiger en ligne une lettre de motivation. Vous communiquerez une copie de votre dossier au chef de l’établissement où se trouve le poste demandé et, dans la mesure du possible, vous solliciterez un entretien.
Selon le type de poste vous pouvez être amenés à constituer un dossier complémentaire à renvoyer au bureau DGRH B2-2, avant le 9 décembre 2016.
Selon vos autres vœux, vous êtes en réintégration conditionnelle ou inconditionnelle.


En cas de demande simultanée de participation au mouvement inter académique, de poste spécifique, d’affectation dans l’enseignement supérieur, d’affectation dans une COM ou de détachement, priorité sera donnée, dans cet ordre, à :
-  la demande d’affectation dans l’enseignement supérieur dans le seul cadre de la « 1re campagne » (Prag, PRCE...) ;
-  la demande d’affectation au mouvement spécifique ;
-  la demande de détachement présentée dans les conditions et délais prévus par les notes de service ministérielles relatives aux procédures de détachement ;
-  la demande d’affectation dans une Com ;
-  la demande de mutation inter académique.
  •          La procédure

-  La demande de participation au mouvement inter académique doit être faite du jeudi 17 novembre au mardi 6 décembre 2016 (à midi heure de Paris).
-  En poste à l’AEFE vous devez prévenir votre chef d’établissement par écrit avant le vendredi 2 décembre 2016 afin qu’il puisse déclarer votre poste vacant ou susceptible d’être vacant.
-  Vous utilisez désormais la procédure internet via votre compte I-prof. Vous y trouverez le lien vers l’application SIAM second degré où vous pourrez saisir vos vœux de mutation.
-  À partir du jeudi 8 décembre 2016 à midi (heure de Paris), une confirmation de demande de participation au mouvement inter académique sera disponible sur votre portail I-prof. Elle est à retourner complétée et signée, accompagnée des pièces justificatives, avant le vendredi 16 décembre 2016, au bureau DGRH B2-4, soit par mail adressé à votre gestionnaire via la messagerie I-prof, soit exceptionnellement par courrier postal adressé au bureau DGRH B2-4.
-  Les résultats du mouvement inter académique seront connus entre le 28 février et le 10 mars 2017, selon les disciplines, et communiqués sur le portail I-prof.

  •          Demande de disponibilité

Si vous êtes en position de détachement et souhaitez demander une disponibilité, il convient de faire cette demande auprès de la « 29e base » qui vous gère actuellement et qui vous l’accordera automatiquement. L’année passée en disponibilité sera considérée comme blanche au titre de l’ancienneté mais elle n’interrompra pas cette ancienneté.
Attention !
Demander une réintégration puis demander une mise en disponibilité auprès de votre futur rectorat, c’est vous exposer à un refus compte tenu du déficit de postes dans certaines académies.

  •          Sgen+, un service du Sgen-CFDT pour votre carrière !

Besoin d’une info, d’un conseil ? Ouvrez gratuitement un compte sur le site Sgen+, le service d’info et de suivi de carrière du Sgen-CFDT. Depuis ce compte, vous pourrez créer une fiche de suivi et un élu du Sgen-CFDT suivra votre dossier. Ce service est ouvert à tous : adhérents et non adhérents.
Sur le site Sgen+, vous trouverez de nombreuses informations sur les mutations du second degré : barres des mouvements précédents, calcul du barème, règle de l’extension...
Pour joindre le bureau des élus nationaux pour le second degré :

suivipro@sgen.cfdt.fr - tél. 01 56 41 51 37 / 51 04




vendredi 18 novembre 2016

Pour la régularisation des filières professionnelles au Maroc !

Décidément, les explications que l'AEFE nous donne pour justifier la fermeture des filières professionnelles au Maroc (et ailleurs dans le monde ?) ne peuvent pas nous convaincre !

Lors du dernier CT du 8 novembre 2016, on nous informe que la Mission du pilotage des examens a demandé la fermeture en se référant aux notes de service n° 2015-225 du 24 décembre 2015 et n° 15 -236 du 11 janvier 2016 qui stipulent que les examens organisés dans les centres à l’étranger « par le ministère de l’éducation nationale sont, uniquement, le diplôme national du brevet et les baccalauréats général et technologique (STMG) ». Cette mission confirme n'avoir pas trace d'une autorisation d'ouverture d'une série professionnelle dans un lycée français au Maroc. Elle rappelle que, conformément aux notes de service citées, les examens organisés par le ministère de l'éducation nationale sont le diplôme national du brevet et les baccalauréats général et technologique (STMG). Le baccalauréat professionnel, les CAP et BEP ne sont pas des examens proposés dans les centres d'examen à l'étranger.

Une note de service ne peut suffire à interdire que ces examens soient préparés et passés d'autant plus qu'ils ont été préparés et passés par des centaines d'élèves qui ont poursuivi leurs études souvent en France, et que des professeurs les ont fait passer, que des jurys se sont réunis et que des diplômes ont été décernés.

NOUS DEMANDONS LA RÉGULARISATION 
DES FILIÈRES PRO !
NOUS DISONS NON A LEUR SUPPRESSION !

N'oublions pas les très nombreux signataires de la pétition et ce qu'ils disent : https://www.change.org/p/aefe-fermeture-section-professionnelle?recruiter=89258105&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink

Plus de 20 ans d'existence ...  un tremplin et un avenir nouveau pour des générations d'élèves à profils spécifiques, une alternative sérieuse d'orientation adaptée...  des parents reconnaissants... 

C'est ça la filière professionnelle... elle a fait les preuves de son utilité et de son efficacité  dans le dispositif de l'AEFE au Maroc. Aujourd'hui, on envisage de mettre fin à cette voie.

Signer cette pétition...  personnels‚ lycéens, anciens lycéens, parents d'élèves ...   c'est exprimer notre indignation, face au projet de fermeture de la filière professionnelle... la FILIÈRE PROFESSIONNELLE A TOUTE SA PLACE et NOUS RÉCLAMONS SON MAINTIEN.

vendredi 11 novembre 2016

CHSCT du 12 octobre - suite


Après le CHSCT du 12 octobre 2016

 Le Sgen-CFDT de l'étranger a fait son compte rendu le 14 octobre. Dans ce blog, nous avons également donné un éclairage.

Ici, c'est l'élue Sgen-CFDT qui s'exprime sans esprit de polémique, après la parution du compte rendu d'un partenaire syndical sur son site

1 - Rappelons d'abord le rôle d'un CHSCT, et celui de ses élus. Cette instance est une instance de concertation qui a pour mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et à la sécurité des agents dans leur travail. Elle est donc au service de tous les personnels. Il s'agit de travailler ensemble pour trouver des solutions.
 L'AEFE a accepté d'étendre la compétence du CHSCT central à l'ensemble des personnels du réseau, ce que tous les représentants demandaient, et que soient créés des CHSCT locaux, ce que le Sgen-CFDT réclame depuis la création du CHSCT central. Ceux-ci devraient pouvoir fonctionner en 2017.

2- Lors du CHSCT du 12 octobre 2016, cette organisation syndicale a inscrit à l'ordre du jour un point particulier sur un établissement du Maroc, ce que nous avons appris moins d'une journée avant la réunion. Celle-ci a exposé le problème, l'administration lui a répondu.
En tant qu’élue du CHSCT, connaissant la question et au nom d'une très grande partie des personnels de l'établissement, je suis intervenue pour rectifier des propos très univoques. En effet les personnels souffrent mais pas seulement ceux qui ont été évoqués par mon collègue et pas pour la raison qu'il donne. Mon but était de ne pas oublier une majorité des personnels de cet établissement.

3- Par ailleurs, le Sgen-CFDT ne pense pas que cette question aurait dû être à l'ordre du jour du CHSCT central. Une action diligentée par l'AEFE devant aboutir à une solution, était en cours (visite de l'établissement par l'inspectrice vie scolaire de l'AEFE)
Si un véritable CHSCT local avait existé, demande que le Sgen-CFDT a longtemps portée seul (voir la nouvelle rubrique du blog : CHSCT), cette difficulté aurait pu être traitée localement.

4- Pour terminer, nous souhaitons rappeler que le Sgen-CFDT défend les intérêts de tous les personnels, quels qu'ils soient, et agit autant qu'il est possible en dehors des postures clivantes.

Claudine Hérody-Pierre, élue Sgen-CFDT au CHSCT de l'AEFE 


mercredi 9 novembre 2016

Signez massivement contre la fermeture des filières professionnelles au Maroc

Le Sgen-CFDT relaie à nouveau la pétition initiée 

par des collègues du lycée Descartes de Rabat, 

et reprise par les collègues de Lyautey de Casablanca.


 

"Les personnels du lycée Lyautey partagent totalement l'indignation contre la fermeture de la filière professionnelle au Maroc (lycée Descartes et lycée Lyautey) exprimée dans la pétition ci-dessous, à l'initiative de collègues du lycée Descartes.

Ils sont indignés parce que cette décision a été prise sans aucune concertation.

Ils sont indignés par le non reconnaissance du travail des enseignants investis dans cette filière. Ils sont indignés par la non reconnaissance de l'utilité de ces filières pour permettre à des élèves en difficulté de parvenir à réussir scolairement et professionnellement."


Signer cette pétition...  personnels‚ lycéens, anciens lycéens, parents d'élèves ...   c'est exprimer notre indignation face à la décision de fermeture de la filière professionnelle...

LA FILIÈRE PROFESSIONNELLE A TOUTE SA PLACE dans nos établissements et NOUS RÉCLAMONS SON MAINTIEN.


https://www.change.org/p/aefe-fermeture-section-professionnelle?recruiter=89258105&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink

mardi 8 novembre 2016

Nouvelles grilles indiciaires, nouvelle évaluation pour les enseignants

Grilles indiciaires, salaire, évaluation : ce qui va changer à la rentrée 2017 et après pour les personnels de l’Éducation nationale

A la rentrée 2017, l’accord « Parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR) débouche sur la revalorisation de la carrière de l’ensemble de la Fonction Publique dont l’Éducation nationale.
Les principales mesures :
  • Nette revalorisation des grilles et augmentation du point d’indice
  • Amélioration du déroulement de carrière : une progression de carrière déconnectée de l’évaluation
  • Réforme de l’évaluation : la fin de la note chiffrée et la mise en place d’une évaluation des compétences associée à un accompagnement professionnel tout au long de la carrière
Pour en savoir plus...





lundi 31 octobre 2016

Réflexions sur les CHSCT locaux

Il existe au lycée Lyautey une commission hygiène et sécurité (CHS) qui émane du CE. Cette commission composée de représentants des parents, élèves, personnels ne se réunit régulièrement que depuis deux ans, largement parce que nous l'avons demandé.

Depuis des années, le Sgen demande à l'AEFE que soient crées des CHSCT au niveau local, afin de respecter la réglementation française. 
Pendant longtemps, L’AEFE ne s’était pas saisie de la demande arguant que des structures existaient déjà localement, puisque la circulaire des instances précisait que le CE a parmi ses attributions, les conditions d'hygiène et sécurité et depuis peu, des conditions de travail et peut créer une commission ad hoc, soit une CHS. Or cette CHS ne se réunissait alors jamais. 
Dans le même temps, le CHSCT central de l’AEFE dont les membres sont élus par l’ensemble des personnels du réseau (plus de 11 000 personnes) ne s’occupait que des personnels travaillant à Paris et à Nantes. Le résultat était que les personnels du réseau n’étaient couverts par aucun véritable CHSCT.

Le sujet porté systématiquement à chaque CHSCT central, le nouveau directeur a donc enfin décidé en mai 2016 d’étendre la compétence du CHSCT à tout le réseau et que soient crées, dans les établissements, des CHSCT, selon un principe de subsidiarité. Cette nouvelle instance n’émane pas du CE, elle ne concerne que les personnels.

Aujourd'hui, les chefs d'établissement sont saisis de l'obligation de créer un CHSCT. Le groupe de travail chargé d'aider à la mise en œuvre de cette nouvelle structure, ne s'est cependant pas encore réuni.

Alors comment s'organiser localement ? 
  • Le CHSCT remplace-t-il la CHS lorsqu'elle existe et fonctionne ? 
  • A quelle échelle créer ce nouvel organe ? Établissement ? Pôle ? 
  • Qui doit siéger ?

A ce stade de la réflexion, et en s'appuyant sur les propos de Christophe Bouchard lors du dernier CHSCT, il importe de ne pas rigidifier, de ne pas être dogmatique, mais au contraire d'être pragmatique, en se donnant la possibilité de faire évoluer la structure.

A notre sens, la CHS peut donc continuer à fonctionner pour traiter les questions qui concernent les élèves et les parents : y siègent naturellement leurs représentants ainsi que ceux des personnels. Le CHSCT en revanche traitera spécifiquement des conditions de travail et des risques psycho-sociaux touchant tous les personnels, enseignants et agents, ce qui est particulièrement pertinent puisque la loi marocaine n’impose pas ce genre de comité pour les établissements scolaires.

Concernant la question du périmètre de ce CHSCT, le proviseur souhaite qu'il se développe à l'échelle du pôle, afin d'y inclure les écoles primaires, le collège Anatole France et le groupe scolaire de Mohammedia. 
C'est peut-être la solution la plus viable mais relativement éloignée de l'idée que nous défendons depuis longtemps et qui est la raison d'être d'un CHSCT : celle d'être au plus près du terrain.

Si c'est la solution qui se met en place, il est d'autant plus nécessaire que dans chaque établissement, un registre santé sécurité au travail soit à la disposition de tous les personnels ; qu'un document unique d'évaluation des risques y compris psycho-sociaux soit établi dans chaque structure.

Enfin, qui doit siéger dans ce CHSCT de pôle ? Le proviseur propose une représentation équilibrée de tous les syndicats présents sur le pôle (3 syndicats de la FSU, 2 syndicats UNSA, SUD, UMT et Sgen-CFDT). Nous pensons que cette proposition est satisfaisante pour une structure qui, d'une part n'a pas à être paritaire et dont les seuls membres votants sont les représentants du personnel et de l'autre a pour mission l'amélioration des conditions de travail.

mardi 25 octobre 2016

L'accompagnement personnalisé au collège : pourrait mieux faire si...

Cet article s'étonne que le mode de fonctionnement de l'accompagnement personnalisé (en classe complète) au collège ne soit pas contesté par certains collègues syndicalistes, voire que cette organisation soit justifiée car conforme aux textes..
Ici il ne s'agit ni d’expliquer pourquoi l’administration a fait ce choix, ni de le dénoncer. Il s'agit de réfléchir à une autre organisation pour l'an prochain, afin d'être au plus près des objectifs de la réforme du collège.
L’administration pourrait mieux faire si les enseignants avec leurs organisations syndicales le demandaient.

Or comment des syndicalistes peuvent-ils assurer que l’accompagnement personnalisé se fait ici "selon les textes", car selon eux, il doit se faire obligatoirement dans le cours, et avec les 30 élèves du cours ? Comment peuvent-ils confondre ce qui est dû à l'élève et les heures que le prof fait ?

Il est écrit que les enseignements complémentaires sont comptés dans le temps des enseignements que les élèves doivent recevoir : ainsi ils ont officiellement 26 heures de cours, dont 4 heures d'AP et EPI en cycle 4. L’histoire-géographie compte par exemple pour 3 heures hebdomadaires en 4e ; et dans ce temps, la matière contribue à une petite part de l'heure d'AP de l'élève.

Mais c'est l’histoire-géographie qui compte pour 3 heures, dont une petite part d'AP, pas le prof qui lui doit 18h hebdomadairement.

Ne se souviennent-ils pas que le fait d'inclure l'AP et les EPI dans le total des heures des matières obligatoires, c'est le résultat du compromis avec leur syndicat qui a fait pression - et de quelle manière ! - pour que le nombre d’heures par matière ne soit pas réduit à cause de ces AP/EPI ; l'autre face du compromis, c'est que l'enseignant doit "enseigner autrement" (et le reste du temps ?).

Pourtant il ne faut pas oublier l'article 7 de l'arrêté du 19 mai 2015 :
"Outre la dotation horaire correspondant aux enseignements obligatoires, une dotation horaire est mise à la disposition des établissements afin de favoriser le travail en groupes à effectifs réduits et les interventions conjointes de plusieurs enseignants, conformément à l'article D. 332-5 du code de l'éducation. Son volume pour l'établissement est arrêté par le recteur d'académie, sur la base de deux heures quarante-cinq minutes par semaine et par division pour la rentrée scolaire 2016, puis sur la base de trois heures par semaine et par division à compter de la rentrée scolaire 2017. L'emploi de cette dotation est réparti proportionnellement aux besoins définis dans le projet d'établissement pour chaque niveau d'enseignement".
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=89165
 
Donc que
  • Des groupes à effectifs réduits ou des interventions conjointes de plusieurs enseignants peuvent être envisagés grâce à la dotation horaire supplémentaire donnée à chaque établissement (2 heures 45 minutes par semaine et par division pour la rentrée scolaire 2016, puis sur la base de 3 heures par semaine et par division à compter de la rentrée scolaire 2017).
L'objet de l'article n'est pas de dire qu'il est très compliqué de mettre de manière satisfaisante en œuvre EPI et AP dans une très grosse structure - car c'est une évidence ; et il faut saluer le travail des chefs d'établissement et de leurs adjoints - mais de montrer qu'il est inacceptable d'en donner de fausses raisons.