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mardi 28 juin 2016

Défendre l'arabe et ses enseignants



Le Sgen-CFDT de l’étranger défend activement auprès de l’AEFE l’enseignement de l’arabe et les professeurs d’arabe dans tous les établissements de l’AEFE des pays de langue arabe et particulièrement au Maroc.

Les collègues mis à disposition des établissements de l’AEFE par le ministère marocain ont la belle mission d’y enseigner l’arabe aux côtés des détachés français de l’Éducation nationale. Mais leur tâche est délicate car la relation que les élèves et leurs parents entretiennent avec la langue arabe est complexe ; ceci rend son apprentissage difficile. À côté d’élèves brillants notamment au sein de la section internationale, qui obtiennent des prix au concours général d’arabe en France, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes et des objectifs. 

Or ces collègues engagés dans de multiples projets pour promouvoir leur langue et le multiculturalisme cette année encore, viennent d’apprendre la réintégration dans leur ministère de tutelle de plusieurs d’entre eux.

Le Sgen-CFDT respecte la souveraineté du Maroc et reconnait que leurs contrats de trois ans peuvent ne pas être renouvelés.

Cependant l’annonce de leur réintégration se fait brutalement et tardivement alors que les collègues sont engagés depuis plusieurs semaines dans la préparation de l’année scolaire prochaine, notamment dans le cadre de la réforme du collège en étant pleinement intégrés dans les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et que la répartition des heures d’enseignement de l’arabe pour 2016-2017 est déjà faite. 

Nombre de ces enseignants sont dans les établissements français depuis des dizaines d’années, ce qui ne fait que renforcer le caractère douloureux de ces réintégrations.

Nous avions demandé il y a trois ans, que les réintégrations soient annoncées bien en amont afin que nos collègues puissent sereinement se préparer à ce changement ; ce n’est malheureusement pas le cas.
Cette incertitude qui pèse sur le devenir des enseignants insérés dans les équipes pédagogiques des établissements met en péril les efforts menés pour qu'ils s’approprient pleinement les méthodes et les objectifs de l’enseignement français. 

Le Sgen-CFDT appelle à un dialogue étroit entre le service d’action culturelle et scolaire et le ministère marocain pour éviter qu’une telle situation se reproduise.

Une lettre intersyndicale Se-UNSA & Sgen-CFDT vient d'être envoyée au SCAC  :
Lettre Se-UNSA & Sgen-CFDT au SCAC au sujet de la réintégration de collègues d'arabe

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