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vendredi 14 septembre 2018

COMMUNIQUE : limitation des détachements, une mesure injuste, arbitraire et inefficace


Le ministère de l’Éducation nationale vient de décider, sans concertation avec les organisations syndicales, de limiter à six années consécutives la durée maximale de détachement à l’étranger des enseignants titulaires recrutés par l’AEFE sur un statut de résident à partir de la prochaine rentrée. 

Cette mesure est injuste, arbitraire et inefficace.
Elle est injuste car elle revient à institutionnaliser une expatriation temporaire à la charge des fonctionnaires, puisque la situation de résident ne couvre pas les frais de changement de résidence.
Elle est arbitraire car elle oblige les fonctionnaires vrais résidents à se mettre en disponibilité pour exercer plus de six ans dans le pays où ils ont leurs intérêts matériels et moraux.
Cette mesure est inefficace, car au lieu de fluidifier les mouvements, elle va inciter les professeurs actuellement détachés souhaitant rester à l’étranger à se sédentariser dans le pays où ils sont actuellement. 

Une occasion ratée
Le Sgen-CFDT est depuis longtemps demandeur d’une révision concertée du statut et des conditions de rémunération des personnels détachés dans les établissements de l’étranger.
La réforme du réseau initiée par le président de la République avec un objectif de doublement du nombre d’élèves à l’horizon 2030 pourrait être l’occasion de remettre à plat les règles du jeu en respectant le dialogue social. Au lieu de cela, le MEN a choisi d’imposer de manière unilatérale cette limitation de temps de détachement.
Le Sgen-CFDT demande au ministère de renoncer à cette décision et d’ajouter ce point à la concertation en cours sur l’avenir du réseau.
Paris, le 14 septembre 2018

§  Contact : Alain Schneider / Françoise Guyot, co-secrétaires généraux du Sgen-CFDT de l’étranger, 01 56 41 51 20, etranger@sgen.cfdt.fr

mercredi 6 septembre 2017

Avantage familal au 1er septembre 2017

Voir au JO du 6 septembre : l'Arrêté du 31 août 2017 modifiant l'arrêté du 5 février 2008 pris en application du décret n° 2002-22 du 4 janvier 2002 relatif à la situation administrative et financière des personnels des établissements d'enseignement français à l'étranger

Il s'agit de l'avantage familial touché par les résidents


PAYS DE RÉSIDENCE (RYTHME NORD)

ENFANTS
de moins de 10 ans

ENFANTS
de 10 à 15 ans

ENFANTS
de plus de 15 ans

MAROC

a) Droits de première inscription

1430

1430

1430

b) Montant mensuel en euros

337

336

364

jeudi 15 décembre 2016

ouverture du site de recrutement résident le 19 décembre

L’Aefe informe ce soir que le site de recrutement des personnels résidents sera ouvert à partir du 19 décembre 2016…au lieu du 15 décembre initialement prévu.

vendredi 26 août 2016

Etre RESIDENT, ça veut dire quoi ?



Être RÉSIDENT, ça veut dire quoi ?


Vous êtes détaché de l’Éducation nationale auprès de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger.

LE STATUT :

-          Trois premiers mois en situation de disponibilité jusqu’au 1er décembre, sauf si vous vivez déjà dans le pays ou si votre conjoint y a déjà un contrat : 
o   Situation de contrat local avec traitement donné par l’établissement ;
o   Trois mois de cotisation retraite perdus ; pas d’avancement ;
o   Pas de couverture sociale donc affiliation à un régime de sécurité sociale par ex CFE ;
o   Prise en charge du coût de la scolarité des enfants aléatoire et aucune indemnité spécifique… 

-          Contrat de 3 ans renouvelable : « en position de détachement pour servir dans les établissements » (Décret 2002-22)
o    que vous ne pouvez pas rompre sauf exception avant la fin des 3 ans ;
o    reconduit tacitement mais…  
o    il peut être rompu sur décision du directeur de l'agence après consultation des commissions consultatives paritaires compétentes de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger ; 

-          Attention !
o   Vous ne bénéficiez plus d’allocations familiales ;
o   Pas de prime de déménagement, pas de voyage pris en charge ;
o   Vous ne toucherez pas les indemnités qui ne figurent pas dans le décret (celle des CPE par ex.) ;
o   L’école est payante (droits de scolarité et droits de première inscription)
o    Les congés maladie ne sont pas les mêmes : « Cependant, l'agent, qui en raison de son état de santé, ne peut reprendre son service après cent quatre-vingts jours de congé de maladie, est remis à la disposition de son administration d'origine et, éventuellement rapatrié, s'il était expatrié ». La totalité du traitement… dans la limite de 90 jours…. ensuite diminution de moitié à partir du 91e jour (sauf exception) (Décret 2002-22).

-          Mais vous avez droit à :
o   Une ISVL (indemnité spécifique de vie locale)
o   Un avantage familial « destiné à prendre en compte les charges de famille des agents » et « ne peut en tout état de cause être inférieur, par enfant, aux montants des frais de scolarité » (Décret 2002-22);
o   Une bonification d’un trimestre par 4 ans pour la retraite ; et un avancement au grand choix.

Les instances à connaitre :

-          Vous êtes sous l’autorité de l’AEFE et donc du ministère des affaires étrangères sous couvert de l’ambassade et de son service culturel (SCAC dirigé par le conseiller culturel et son adjoint le COCAC)).
-          CCPL : Commissions consultatives paritaires locales avec des représentants du personnel consultées en amont pour le recrutement et ensuite pour toutes les questions d’ordre individuel notamment : exercice à temps partiel, révision de notation, d’évaluation …
-          CCPC : Commissions consultatives paritaires centrales qu’on peut saisir sur les mêmes questions.


Vos liens avec l’Éducation nationale :

·         Avec votre détachement, vous perdez votre poste d’origine mais vous dépendez pour la progression de carrière de la « 29e base » (personnels détachés, gérés hors académie) ou qui vous accorde un nouvel autre éventuel détachement.
·         Le MEN vous garantit la réintégration (si vous la souhaitez) dans votre académie d’origine lors du mouvement interacadémique et au mouvement intra, une bonification permet le retour dans votre département d’origine.


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Nous sommes à votre écoute !


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dimanche 5 juin 2016

Pour un statut unique des fonctionnaires détachés de l'AEFE

Statuts de « vrais résidents » et « faux résidents »


La majorité des personnels dit « résidents » sont en fait des titulaires français de l’Education Nationale « expatriés », puisqu’ils ne s’installent pas nécessairement pour plus de 3 ans (durée du contrat)  (renouvellement du contrat à solliciter ensuite chaque année) dans un pays. Ils viennent généralement de France, d’un autre pays du réseau de l’AEFE ou de la Mission Laïque. Voilà d’ailleurs pourquoi, l’AEFE a créé ce « statut » inique de « faux résident ». A savoir, que les personnels ne résidant pas dans le pays, lors de leur recrutement par la CCPL (Commission consultative paritaire locale de l’Agence) du mois de mars, devront durant trois mois (de la rentrée scolaire de septembre au 1er décembre) être employés en contrat local et en situation non pas de « détachement », mais de « mise en disponibilité ».

Concrètement, qu’est ce que cela implique ?

-      Une rémunération souvent  inférieure (salaire de base payé en monnaie locale, parfois sans prise en compte des heures supplémentaires, des allocations en tant que professeur principal),

-       Des impôts retenus à la source sur ce salaire local (pas systématiquement)

-       Pas d’allocations familiales (perçues en France) ou d’avantage familial (perçu dans le réseau AEFE),

-       Des écolages à payer pour les enfants en âge d’être scolarisés,

-     Pas de couverture sociale et donc la nécessité pour l’agent et sa famille de contracter une assurance médicale (type CFE : Caisse des Français de l’Etranger) coûteuse,

-       Pas de cotisation retraite durant un trimestre (qui se cumule bien entendu à chaque changement de contrat),

-      Une rupture dans la carrière (situation de « mise en disponibilité ») alors même que l’agent continue de fait de travailler, d’assurer toutes ses fonctions et missions dans un établissement français !

-       Pas d’aide à l’installation (billet d’avion, déménagement…),

-      Une situation légale floue (des agents travaillant parfois avec un visa d’entrée « touriste » donc en toute illégalité au regard de la réglementation locale…).

Toutes ces conditions sont globalement très désavantageuses. L’AEFE fait ainsi des économies substantielles sur le dos de ces « faux résidents », se dédouanant sur les établissements. Cela génère des inégalités criantes.

En effet, certains établissements du réseau peuvent en fonction de leurs capacités financières et de leurs difficultés de recrutement (manque d’attractivité de certains), proposer des primes et autres avantages matériels (billet, logement, exonération des frais de scolarité…) importants, alors que d’autres n’offrent quasiment rien. Or, les collègues ont moins de 72h pour répondre à une proposition de poste quand elle leur est faite ; ils doivent donc parfois accepter un poste sans savoir exactement ce qui les attend.


Qu’est ce qui - jusqu’à présent - rendait cette situation, non pas acceptable, mais disons : « justifiée » par l’AEFE ?

-       Le fait que ce statut de résident permettait, non pas de droit mais dans les faits, de pouvoir s’installer durablement dans un pays, de s’y marier, de fonder une famille, d’obtenir même dans certains cas une double nationalité.

En effet, en dehors de quelques cas litigieux (avis contraire du chef d’établissement et/ou du chef de poste), les collègues qui souhaitaient s’installer dans le pays d’accueil pouvaient raisonnablement espérer pouvoir y rester durant de nombreuses années voire toute leur carrière.


Évolution récente

Depuis deux ans, les choses changent et la situation de ces « vrais résident » devient de plus en plus précaire. En effet plusieurs mesures remettent en cause leur possibilité de s’installer durablement dans le pays :

-       Les mesures de carte scolaire, qui se sont multipliées dans les pays où l’AEFE réduit son réseau, comme à Madagascar.

-      Le « déconventionnement » d’un établissement, comme ce fut brutalement le cas à Mexico il y a deux ans.

-    Et surtout, cette année, dans des proportions jamais atteintes, le non renouvellement de leur détachement et leur rappel dans leur département ou académie d’origine.

...



Or du moment où un changement de résidence voire un retour en France n’apparaît plus comme un choix, mais peut être à n’importe quel moment exigé pour les besoins du service, exigence il va s’en dire bien compréhensible en qualité de fonctionnaires de l’Etat, il n’y a aucune raison de ne pas pouvoir bénéficier :

-       d’une indemnité conséquente durant toute la durée du contrat,

-      d’un avantage familial, qui ne subisse pas de baisse notable en cours de contrat avec effet rétroactif (comme c’est actuellement le cas, des collègues ayant, ces derniers jours, été informés qu’il leur serait prélevé plusieurs centaines d’euros d’ici la fin du mois de juin !),

-      d’une aide à la mobilité (déménagement, voyage lors du départ et du retour comme c’est le cas par exemple en cas de mutation vers les DOM-TOM),


Missions des enseignants résidents


Les missions des résidents sont globalement les mêmes que celles des expatriés. En effet, leur lettre de mission stipule aussi clairement leur rôle en tant qu’acteur du rayonnement de la France à l’étranger et de fait beaucoup de résidents s’engagent dans des projets pédagogiques (comme témoignent notamment les APP : actions pédagogiques pilotes retenues par l’AEFE), s’engagent dans la coopération et le partenariat avec d’autres institutions et établissements du pays d’accueil, ont des missions de conseillers/formateurs auprès de collègues locaux, sont coordinateurs de leur discipline, etc. 


La formation et les compétences des collègues résidents sont en outre souvent les mêmes. Dans un contexte devenu très concurrentiel (particulièrement en Asie et en Europe), les critères de recrutement pour un poste de résident sont proches de ceux établis pour un poste d’enseignant expatrié (expérience en lycée, capacité à mener des projets innovants et à rayonner, certification complémentaire en FLE, DNL, Cinéma, théâtre…).

Voilà pourquoi, étant donné l’évolution de la situation de nombreux résidents (missions et compétences exigées lors des campagnes de recrutement, baisse de l’avantage familial, non renouvellement des détachements, absence de prise en compte des frais afférents à la mobilité…), le maintien d’un statut distinct résident/expatrié, apparaît pour beaucoup comme incompréhensible et profondément injuste.
 
Le Sgen est par conséquent favorable à l’existence d’un statut unique pour les fonctionnaires détachés qui permettrait d’assurer à tous une aide à la mobilité et une indemnité couvrant les frais de scolarité des enfants durant toute la durée de leur contrat, mais aussi l’attribution de primes et/ou de décharge horaire pour missions spécifiques (projet pédagogique, coordination, orientation, formation…).

Sgen Madagascar